Sortir de l’ombre, surgir parfois. L’ombre, ce n’est pas forcément le noir, ce peut être aussi une forme d’uniformité environnante, noir, couleur dominante, flou, texture… On cherche des « sujets » qui se détachent, parce qu’ils renvoient différemment la lumière, ou parce qu’ils l’absorbent, et le regard est irrésistiblement attiré par ces points de lumière, ou par ces trous noirs.
Mais le monde de la forêt, ce n’est pas Hollywood ! Dietrich, ou Binoche apparaissent, et le décor s’efface. Ici, on essaie de faire en sorte que le sujet n’occulte pas son environnement, la compression des plans rapproche centre et périphérie… Si celui ou celle qui regarde ces photos commence à faire des aller-retour, perçoit la vibration des fonds, balaye l’espace, construit des complémentarités, on a réussi : Le regardeur, devant un tirage, reproduit la démarche du photographe sur le terrain : on s’assoit, on regarde, on s’absorbe, on construit progressivement un cadre, l’appareil bien au chaud au fond du sac ; au bout d’un moment, qui peut être long, on déclenche, ou on va voir plus loin.











